- La capsule se calcule en tenues : cinq hauts et trois bas compatibles font quinze tenues.
- Quarante pièces sur quatre saisons, dont une dizaine cousues, couvrent un vestiaire.
- Chaque pièce nouvelle doit se combiner avec au moins trois autres.
- On coud ce qui multiplie les combinaisons, on conserve ce qui sert déjà.
- La revue de début de saison remplace l'achat.
Comment le nombre de tenues se calcule-t-il à partir des pièces ?
Les méthodes de comptage publiées donnent le gabarit : le journal Gök Günce décrit un vestiaire de garde-robe de quarante pièces sur quatre saisons, avec table des tissus et revue en début de saison ; le programme Project 333 fixe trente-trois pièces sur trois mois. La capsule est ensuite un problème de multiplication : cinq hauts compatibles avec trois bas font quinze tenues ; ajouter un sixième haut qui ne va qu'avec un seul bas n'ajoute qu'une tenue. Chaque pièce nouvelle doit se combiner avec au moins trois autres pour mériter sa place. Le chiffre exact importe moins que la règle de combinaison.
Pour la couturière, la capsule a un avantage que le prêt-à-porter n'a pas : chaque pièce est choisie dans le tissu et la coupe qui arrangent, pas ceux du rayon.
Quels tissus coudre pour chaque saison ?
- Printemps. Coton léger, chambray, viscose : ce qui se lave souvent et sèche vite.
- Été. Lin, seersucker, jersey fin : ce qui laisse passer l'air.
- Automne. Velours côtelé, denim, lainage fin : ce qui reprend du poids.
- Hiver. Laine, sweat molletonné, flanelle : ce qui isole sous le manteau.
La moitié des pièces, t-shirts, chemises, pantalons unis, sert toute l'année ; ce sont elles qui portent le plus de coupe et de finition.
Que coudre, que garder ?
Le point de départ n'est pas la penderie idéale mais la penderie réelle : sortir tout, poser par tas ce qui a été porté cette saison, ce qui dort depuis un an, ce qui attend une retouche. Les tas disent déjà la moitié du diagnostic : les pièces dormantes ont presque toujours la même raison, une couleur qui ne combine pas ou une coupe qui n'a jamais été ajustée.
On ne coud pas les quarante pièces : on coud les dix qui manquent ou qui multiplient les combinaisons, on conserve ce qui sert déjà, on répare ce qui s'abîme. Le carnet de comptage tient la liste par saison : pièces portées, pièces dormantes, pièces à remplacer. La revue de début de saison est un rendez-vous d'un quart d'heure, pas un chantier.
La capsule n'est pas un défi de sobriété ; c'est un vestiaire où chaque pièce sait avec quoi elle sort. Coudre ne change pas la règle, il la rend plus facile à tenir.